Rapport d'évaluation AERES

Section des Unités de recherche
Rapport de l’AERES sur l’unité :
Centre d’Etude des Transformations des Activités Physiques et Sportives (CETAPS)
sous tutelle des établissements et organismes :
Université de Rouen
Décembre 2010

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Unité
Nom de l'unité : Centre d’Etude des Transformations des Activités Physiques et Sportives (CETAPS)
Label demandé : UPRES EA
N° si renouvellement : 3832
Nom du directeur : M. Didier CHOLLET

Membres du comité d'experts
Présidente : Mme Marielle CADOPI, Université Montpellier 1
Experts :
                   M .Vincent DRU, Université Paris 10
                   Mme Christine MENNESSON, Université Toulouse 3, représentant le CNU
                   M.Pierre PORTERO, Université Paris-Est Créteil Val de Marne
                   M.Björn WALLISER, Université Nancy 2
Représentants présents lors de la visite

Délégué scientifique représentant de l'AERES :
                   M. François CURY

Représentant(s) des établissements et organismes tutelles de l'unité :
                   M. Kafer OZKUL, Président de l’Université de Rouen
                   M. Patrice COHEN, Vice Président du conseil scientifique de l’Université de Rouen
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Rapport

1  Introduction

Date et déroulement de la visite :

La visite s’est déroulée le 3 décembre 2010 de 8h 30 à 16h 30. Trente et un membres du laboratoire étaient présents, enseignants-chercheurs et doctorants. Le président de l’Université a assisté à la présentation du directeur de l’unité et le vice-président du conseil scientifique à l’entretien collectif qui a suivi. Le comité d’experts a pu visiter les locaux affectés à l’équipe. Le programme de la visite s’est déroulé selon le plan suivant :

8h30-9h :        Réunion à huis clos du comité d’experts
9h-9h40 :        Présentation de l’unité
9h40-11h45:    Echange entre le comité d’experts et l’unité
11h45-12h15 : Rencontre à huis clos avec les doctorants
12h15-12h45 : Entretien à huis clos avec le directeur de l’unité
12h45-13h15 : Rencontre à huis clos avec la tutelle
13h15-14h30 : Pause déjeuner
14h30-16h30 : Discussion interne ( huis clos) du comité d’experts (rédaction du rapport)

Historique et localisation géographique de l’unité et description synthétique de son domaine et de ses activités :

L’unité demande le renouvellement de l’UPRES EA 3832 « Centre d’Etude des Transformations des Activités Physiques et Sportives » (CETAPS) rattachée à l’ED 350 « Savoirs, critique et expertises » dont le directeur est aussi directeur de l’EA demandée au renouvellement.
Elle est située sur le campus de l’Université de Rouen à la Faculté des Sciences du Sport.
Elle dispose de 1073 m2 de surface dédiée aux bureaux et aux activités de recherche. Elle comporte deux sous-équipes appelées axes : la première équipe (Axe 1) travaille sur les transformations socio-historiques des pratiques corporelles - Economie, politiques, cultures. La deuxième (Axe 2) travaille sur les transformations psychophysiologiques des ressources - contrôle et optimisation des habiletés motrices. Un axe transversal sur les pratiques corporelles et les troubles du comportement alimentaire, ainsi qu’une ERT (Mesure de l’efficience motrice : technologie, exercice, santé - ERT 1087), complètent le dispositif initial.
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Equipe de Direction :

Le directeur est le professeur Didier CHOLLET, assisté du professeur Betty LEFEVRE, co-directrice.
L’unité est et sera dirigée par un comité qui regroupe tous les enseignants chercheurs statutaires. Elle fonctionne donc sur un principe de « démocratie directe ». La fréquence de réunion actuelle et prévue est mensuelle.

Effectifs de l’unité : (sur la base du dossier déposé à l’AERES) :
Dans le bilan
Dans le projet
N1 : Nombre d’enseignants-chercheurs (cf. Formulaire 2.1 du dossier de l’unité)
18
20
N2 : Nombre de chercheurs des EPST ou EPIC (cf. Formulaire 2.3 du dossier de l’unité)
0
0
N3 : Nombre d’autres enseignants-chercheurs et chercheurs y compris chercheurs post-doctorants (cf. Formulaire 2.2, 2.4 et 2.7 du dossier de l’unité)
0
0
N4 : Nombre d’ingénieurs, techniciens et de personnels administratifs titulaires (cf. Formulaire 2.5 du dossier de l’unité)
2.5
2.5
N5 : Nombre d’ingénieurs, techniciens et de personnels administratifs non titulaires (cf. Formulaire 2.6 du dossier de l’unité)
0
N6 : Nombre de doctorants (cf. Formulaire 2.8 du dossier de l’unité)
17
N7 : Nombre de personnes habilitées à diriger des recherches ou assimilées
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2  Appréciation sur l’unité

Avis global sur l’unité :

En voulant développer une thématique centrée sur les transformations des APS, le CETAPS, depuis la dernière évaluation, a resserré ses thèmes de recherche et le projet structure mieux que par le passé les travaux existant. La restructuration engagée, prometteuse, reste encore à concrétiser dans des publications scientifiques de plus grand impact. Un ancrage local et régional fort et le soutien de l’établissement sont acquis : les projets scientifiques trouvent leur place au sein de plusieurs instances fédératives. Le CETAPS forme aussi un réseau de relations internationales qui se concrétisent dans des collaborations naissantes. L’équipe dispose de locaux permettant de développer une animation scientifique de qualité.

Le maintien des deux axes avec une volonté de resserrement, une collaboration entre eux et une augmentation de la qualité de la production scientifique sont le pari à tenir. Pour se développer l’équipe doit poursuivre sa restructuration et étayer son approche scientifique en affirmant de façon plus précise ses cadres théoriques.
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Points forts et opportunités :

Une expertise scientifique en natation reconnue internationalement, un ancrage local et régional fort, une valorisation médiatique, une dynamique positive et volontariste d’accompagnement de tous les membres, deux axes de recherche équilibrés en effectif constituent des atouts significatifs.
La possibilité de participer aux projets Seine-Aval et Grand Paris, de développer une dimension historique avec des publications de qualité, l’organisation de colloques et des collaborations internationales est à saisir.

Points à améliorer et risques :

Le travail de recherche entre les différents enseignants-chercheurs est hétérogène, ce qui donne quelques difficultés à repérer le cadre théorique de chaque axe et ne permet pas un niveau de publication équilibré, que ce soit quantitativement ou qualitativement. La production scientifique de l’équipe et sa lisibilité internationale sont encore largement perfectibles.
Un risque est à signaler : la volonté affirmée à plusieurs reprises de rapprocher les deux axes n’est pas étayée scientifiquement et pourrait nuire à la qualité de chacun d’eux pris séparément. Le projet proposé semble trop ambitieux au regard des ressources existantes.
L’équipe abrite deux revues, ce qui est un point très positif, mais il n’est pas souhaitable pour les membres de l’équipe de publier dans ces revues internes au laboratoire.

Recommandations à la direction de l’unité :
 

La direction de l’unité devra :
   - resserrer les thèmes par axe et accompagner fortement les priorités de recherche retenues ;
   - affirmer des critères de rerutement plus en rapport avec cette politique scientifique ;
   - préciser les modalités de l’accompagnement des membres pour une incitation forte de la production scientifique, tant quantitative que qualitative, notamment pour l’axe 1 ;
   - développer les collaborations nationales et internationales dans les deux axes ;
   - poursuivre la politique de recherche de contrats entamée par l’unité afin de pouvoir notamment financer l’ensemble des doctorants.

Données de production :
(cf. http://www.aeres-evaluation.fr/IMG/pdf/Criteres_Identification_Ensgts-Ch...)

A1 : Nombre de produisants parmi les chercheurs et enseignants chercheurs référencés en N1 et N2 dans la colonne projet
18
A2 : Nombre de produisants parmi les autres personnels référencés en N3, N4 et N5 dans la colonne projet
-
A3 : Taux de produisants de l’unité [A1/ (N1+N2)]
90%
A4 : Nombre d’HDR soutenues (cf. Formulaire 2.10 du dossier de l’unité)
1
A5 : Nombre de thèses soutenues (cf. Formulaire 2.9 du dossier de l’unité)
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3  Appréciations détaillées :
 
Appréciation sur la qualité scientifique et la production :
La question des transformations des APS mérite d’être posée et le CETAPS a fait le choix d’y répondre, de manière interdisciplinaire chaque fois que cela s’avère possible. Les contrats obtenus, en cours ou déposés, ainsi que les relations entretenues avec diverses organisations travaillant sur ces questions, en témoignent.
Composée dans sa partie bilan de 18 enseignants-chercheurs permanents (89 % de produisants sur la totalité de l’équipe dans sa version bilan), l’unité a produit 73 ACL publiés, dont 48 dans des revues de bonne (53% sur la totalité des ACL) ou de très bonne visibilité (12 % sur la totalité des ACL). Le bilan étendu aux non permanents et personnels qui ont quitté l’unité au cours du contrat, révèle 97 ACL publiés, dont 57 dans revues de bonne (48% sur la totalité des ACL) ou de très bonne visibilité (10 % sur la totalité des ACL). Le bilan quantitatif (nombre d’ACL, nombre d’enseignants-chercheurs produisants) est tout à fait satisfaisant en moyenne sur les quatre ans. Pour autant, le niveau de publication reste très hétérogène entre les deux axes, à la fois en termes quantitatifs (93 % des ACL publiés proviennent d’enseignants-chercheurs rattachés à l’axe 2) et à la fois en termes qualitatifs (94 % des ACL publiés dans des revues de bonne ou de très bonne visibilité proviennent d’enseignants-chercheurs rattachés à l’axe 2). En particulier, certains enseignants-chercheurs ne publient pas dans des revues indexées. Globalement, le niveau des publications de l’unité est moyen. Enfin, les cadres théoriques des travaux mériteraient d’être mieux présentés (on ne trouve pas de précision à ce sujet dans le dossier).
Dix sept thèses et une HDR on été soutenues durant le contrat. La rencontre avec les doctorants a permis de constater qu’ils étaient bien suivis et bien insérés dans l’ED 350 « Savoirs, critique et expertises ». Ils assistent et participent activement aux séminaires mensuels de l’unité. Leur principale attente concerne le financement des thèses et le manque de moyens matériels (ordinateurs).

Appréciation sur le rayonnement, l’attractivité, et l’intégration de l’unité de recherche dans son environnement :
L’unité est bien intégrée dans son environnement local et régional et le projet met l’accent sur une participation importante à des programmes de recherche interrégionaux. Le réseau de relations de l’équipe lui permet d’entretenir et de développer des demandes particulières de financement axées sur les structures fédératives et les grands réseaux de recherche locaux.
Il faut souligner le rayonnement dans un domaine d’expertise à l’international en natation, ainsi que l’effort de valorisation médiatique. On note une augmentation régulière du budget de l’équipe, due notamment à l’augmentation conséquente du pourcentage de financement par contrat : 61% du budget en 2010 contre 14,6% en 2006. L’équipe n’a pas obtenu de contrat ANR pour l’instant.
Certains membres de l’équipe font l’objet d’invitations à communiquer dans des conférences internationales ou sont sollicités en tant qu’invités dans des universités étrangères.
 

Appréciation sur la stratégie, la gouvernance et la vie de l’unité :
Pertinence de l’organisation de l’unité, qualité de la gouvernance et de la communication interne et externe
L’équipe fonctionne selon un principe de « démocratie directe » en ce qui concerne les membres permanents. Les réunions sont fréquentes. Il existe un bureau où siègent les professeurs, des représentants élus par axe des MCF et des doctorants. Il n’y a pas de politique annoncée de gestion des contrats.
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La gouvernance révèle en fait une organisation assez peu structurée, mais qui semble convenir à l’ensemble des membres, car elle participe à la cohésion relationnelle revendiquée et permet de bien fonctionner. Les profils de recrutement sont choisis pour chaque axe en alternance.
Un effort de communication externe devra être fait.
Les crédits semblent relativement limités par rapport aux objectifs scientifiques annoncés, étant donné le nombre d’enseignants-chercheurs et les projets engagés, une moyenne de 42-45 K€ par an. Il semble que ce sont les collaborations extérieures au CETAPS (CHU par exemple) qui permettent de mener certains projets nécessitant des équipements « lourds »
Pertinence des initiatives visant à l’animation scientifique à l’émergence et à la prise de risque
Le CETAPS cherche à développer une thématique interdisciplinaire pour comprendre les transformations des APS. La prise de risque de l’interdisciplinarité est importante et devrait porter ses fruits si l’équipe parvient à mieux délimiter son périmètre scientifique, et ce dans les deux axes, car la politique d’animation scientifique n’est pas encore clairement définie.
Implication des membres de l’unité dans les activités d’enseignements et dans la structuration de la recherche en région
L’implication dans l’organisation, la formation et l’administration des enseignements et des structures (direction de l’UFR, direction de l’ED, vie de l’établissement) est très forte. L’articulation entre la formation et la recherche est valorisée la plupart du temps. Le CETAPS sert de laboratoire d’appui à tous les masters de la composante.
Le CETAPS participe à la structuration de la recherche en région par son implication dans les structures fédératives de recherche (SCALE, IRISHS, GISAP).
Tout cela témoigne d’une fort investissement des enseignants-chercheurs, d’une reconnaissance de leur travail mais entraîne une surcharge qui ne peut que nuire au développement et à la qualité des recherches à long terme. Le recrutement de cadres s’avère nécessaire.

Appréciation sur le projet :
Existence, pertinence et faisabilité d’un projet scientifique à moyen ou long terme
Le projet scientifique collectif n’est pas précisé. Il est par contre clairement indiqué que l’équipe cherche à résoudre une contrainte contradictoire (excellence scientifique et maintien d’une cohésion d’équipe à identité STAPS), à éviter le morcellement disciplinaire et à ne laisser personne de côté.
Existence et pertinence d’une politique d’affectation des moyens
Une structuration plus lisible de l’affectation des moyens est souhaitable. Le projet est de ce point de vue peu clair.
Originalité et prise de risques
Le projet possède une potentialité certaine dans chaque axe pris séparément. C’est incontestablement la participation aux projets Seina Aval, au pôle de compétitivité Innova Sport qui permettront au CETAPS de s’inscrire dans la politique de recherche du Grand Paris. La collaboration engagée avec l’Université d’Amiens sur les troubles musculo-squelettiques et les opérations de prévention avec les industriels sont prometteuses.
Il existe un réel potentiel de développement pour les deux axes qui ne pourra se faire qu’au prix d’un resserrement thématique et une politique vigoureuse de publication scientifique de bon niveau.
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4  Analyse équipe par équipe et/ou par projet

Intitulé de l’équipe et nom du responsable :
AXE 1. Transformations socio-historiques des pratiques corporelles - Economie, politiques, cultures.
Dir
. : Mme Betty LEFEVRE

Effectifs de l’équipe ou affectés au projet (sur la base du dossier déposé à l’AERES) :
Dans le bilan
Dans le projet
N1 : Nombre d’enseignants-chercheurs (cf. Formulaire 2.1 du dossier de l’unité)
9
10
N2 : Nombre de chercheurs des EPST ou EPIC (cf. Formulaire 2.3 du dossier de l’unité)
0
0
N3 : Nombre d’autres enseignants-chercheurs et chercheurs y compris chercheurs post-doctorants (cf. Formulaires 2.2, 2.4 et 2.7 du dossier de l’unité)
0
0
N4 : Nombre d’ingénieurs, techniciens et de personnels administratifs titulaires (cf. Formulaire 2.5 du dossier de l’unité)
2.5
2.5
N5 : Nombre d’ingénieurs, techniciens et de personnels administratifs non titulaires (cf. Formulaire 2.6 du dossier de l’unité)
0
0
N6 : Nombre de doctorants (cf. Formulaire 2.8 du dossier de l’unité)
4
4
N7 : Nombre de personnes habilitées à diriger des recherches ou assimilées
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Appréciation sur la qualité scientifique et la production :
Pertinence et originalité des recherches, qualité et impact des résultats
Les travaux de l’axe 1 s’organisent autour du thème général des fondations et des évolutions des APSA, thématique très classique dans les recherches en sciences sociales en STAPS. L’originalité des productions de l’équipe s’organise globalement autour de trois thématiques : l’une historique (l’histoire de l’olympisme et des mouvements de jeunesse), structurée par des publications de qualité sur le plan scientifique, les deux autres plus sociologiques et anthropologiques, portant sur les évolutions des pratiques artistiques et les usages des côtes et des fleuves, qui positionnent l’équipe sur son territoire (évolutions des publics des festivals locaux, et des usages des espaces naturels régionaux). La première thématique donne lieu à des collaborations internationales, amenées à prendre de l’ampleur. Les travaux sur les deux derniers thèmes ont incontestablement un impact sur le plan local et régional, voire national pour certains travaux sur les usages des fleuves, et permettent à l’équipe de s’insérer dans des réseaux scientifiques et socio économiques régionaux. Cependant, leur qualité scientifique reste pour le moment limitée par une production essentiellement orientée vers des supports de publication non référencés.
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Quantité et qualité des publications, communications, thèses et autres productions
Composé de 9 enseignants-chercheurs permanents dans sa partie bilan, l’axe 1 présente une production scientifique qui correspond quantitativement aux critères attendus (78 % de produisants sur la totalité de l’effectif de l’axe dans sa partie bilan). Pour autant, si on note un effort récent pour publier dans des revues reconnues dans les différents champs scientifiques investis par les membres de l’axe 1, la production majeure reste orientée vers des supports de publication non référencés (peu de revues de rang A, participation à des ouvrages collectifs). On note, sur l’ensemble du contrat, 8 ACL publiés dont 3 dans revues de bonne ou de très bonne visibilité. Cette tendance semble néanmoins moins forte dans le cas des doctorants. Le financement de ces derniers reste assez faible pour le moment.
Qualité et pérennité des relations contractuelles
Les contrats de recherche financés, en augmentation importante sur la durée du contrat, impliquent une majorité des enseignants-chercheurs de l’axe 1. Les contrats sont financés par les collectivités territoriales locales et régionales, par les structures fédératives de recherche (SCALE, IRSHS) et par le GIPSA (groupement Seine Aval). Les financements obtenus traduisent l’implantation de l’équipe dans les réseaux scientifiques et socio-économiques locaux.

Appréciation sur le rayonnement, l’attractivité, et l’intégration de l’unité de recherche dans son environnement :
L’axe 1 du CETAPS est intégré dans deux structures fédératives de recherche sur le plan local : SCALE et IRSHS. Le laboratoire participe dans ces deux réseaux à des contrats et bénéficie de financement. Le laboratoire est également partie prenante du GIPSA, à dimension régionale voire nationale.
Nombre et renommée des prix et distinctions octroyés aux membres de l’équipe ou à ceux qui participent au projet, y compris les invitations à des manifestations internationales
Trois membres de l’axe 1 ont été invités à des manifestations internationales : dans plusieurs colloques internationaux et des colloques sur la médiation culturelle.
Capacité à recruter des chercheurs, post-doctorants ou étudiants de haut niveau, en particulier étrangers
Le recrutement d’un des deux maîtres de conférences arrivés dans l’équipe en 2009 traduit bien la volonté du CETAPS de s’orienter vers des publications référencées.
Capacité à obtenir des financements externes, à répondre ou susciter des appels d’offres, et à participer à l’activité des pôles de compétitivité
L’équipe, bien implantée sur le plan local, bénéficie de financements des collectivités territoriales et des structures fédératives de recherche. Un projet de pôle de compétitivité Innova Sport, est porté par un membre de l’équipe.
Participation à des programmes internationaux ou nationaux, existence de collaborations lourdes avec des équipes étrangères
L’équipe n’est pas engagée pour le moment dans des programmes de recherche internationaux ou nationaux, et n’a pas développé de collaborations significatives avec des équipes étrangères.
Valorisation des recherches, et relations socio-économiques ou culturelles
Les membres de l’axe 1 entretiennent des relations avec le monde professionnel (CEFEDEM, formation des professeurs de danse), sportif (convention CDOS), culturel (services culturels des collectivités locales) et avec les médias.
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Appréciation sur le projet :
Existence, pertinence et faisabilité d’un projet scientifique à moyen ou long terme
Les parties du dossier concernant l’axe 1 comportent peu d’informations relatives à l’ancrage théorique et aux problématiques de recherche développées par l’équipe. Le document ne précise pas non plus les méthodologies de recherche privilégiées par l’équipe, qui pourraient peut-être constituer « un socle commun » partagé par tous.
L’objet commun consiste à étudier les APSA et leurs dynamiques de transformation. Trois thématiques sont précisées : Les conversions culturelles et sociales, les innovations techniques et les régulations politico-économiques, les fondations et les mutations des pratiques corporelles.
Le découpage thématique effectué dans le projet paraît moins clair que celui du bilan. La différenciation entre les thématiques 1 et 3, les conversions, d’une part, et les mutations de l’autre, n’apparaît pas de manière évidente, d’autant plus qu’elle réunit globalement les mêmes chercheurs. Une réorganisation (voire un recentrage) semble nécessaire. Celle-ci gagnerait à être opérée autour des thématiques qui structurent les publications de l’équipe et qui fondent sa spécificité et son ancrage local : l’histoire de l’olympisme et des relations entre sport et politique, et/ou l’évolution des pratiques artistiques et de leurs publics, et/ou les usages des fleuves et côtes. L’axe devrait faire une évaluation critique de sa capacité de développer trois thèmes de recherche (avec 10 chercheurs).
Existence et pertinence d’une politique d’affectation des moyens
Les moyens ont été affectés prioritairement à l’acquisition de matériel scientifique, aux fournitures de recherche, et aux missions des personnels.
Originalité et prise de risques
Pour l’axe 1, l’originalité tient à un projet scientifique adossé aux dynamiques territoriales régionales, dont la portée nationale et internationale reste à construire.

Conclusion :

Avis global sur l’équipe :
L’axe 1 a progressé durant le dernier contrat en terme de publications et d’engagement dans des projets de recherche financés. Pour autant, la qualité scientifique des productions reste assez moyenne et on note toujours une relative dispersion des thématiques de recherche. La spécificité du groupe se dessine néanmoins progressivement autour des évolutions des pratiques artistiques, des usages des fleuves et des côtes, et de l’histoire de l’olympisme. La dynamique scientifique est fragilisée par l’investissement de plusieurs membres de l’équipe dans des tâches administratives et pédagogiques importantes, et par une culture de publication valorisant la production dans des ouvrages collectifs et des revues non référencées.

Points forts et opportunités :
Le point fort de l’axe est incontestablement son implantation régionale, en terme de réseaux scientifiques mais également d’objet d’étude et de contrats. La cohésion du groupe et un certain dynamisme peuvent également lui permettre de s’engager dans des projets scientifiques plus ambitieux, à condition de recentrer son activité autour des thèmes porteurs et qui constituent sa spécificité.
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Points à améliorer et risques :
La qualité scientifique des publications constitue indéniablement le point faible de l’axe 1. Les publications à venir doivent s’inscrire plus systématiquement dans des supports de publication référencés, et les futurs recrutements doivent traduire cette volonté. Les charges administratives de certains membres ne facilitent certes pas l’activité de publication, et il semble d’autant plus nécessaire de privilégier les revues référencées.
Par ailleurs, le projet scientifique proposé gagnerait à être mieux précisé au niveau des cadres théoriques mobilisés et des thématiques organisant les travaux. Une restructuration autour de deux ou trois thématiques qui organisent les publications et qui donnent une certaine originalité aux travaux de l’équipe s’avère indispensable. La mise en évidence de cadres théoriques mutualisables permettrait également sans doute aux membres de l’axe 1 d’accéder plus aisément à des publications référencées.

Recommandations au directeur de l’unité :
Le comité d’experts recommande l’incitation systématique à des publications scientifiques de qualité, le recrutement d’enseignants-chercheurs pouvant incarner cette orientation, et la réorganisation autour de deux ou trois thèmes structurants sera décisive pour l’évolution de l’axe 1.

Intitulé de l’équipe et nom du responsable :
AXE 2. Transformations psychophysiologqiues des ressources – Contrôle et optimisation des habiletés motrices.
Dir. : M. Didier CHOLLET

Effectifs de l’équipe ou affectés au projet (sur la base du dossier déposé à l’AERES) :
Dans le bilan
Dans le projet
N1 : Nombre d’enseignants-chercheurs (cf. Formulaire 2.1 du dossier de l’unité)
9
10
N2 : Nombre de chercheurs des EPST ou EPIC (cf. Formulaire 2.3 du dossier de l’unité)
0
0
N3 : Nombre d’autres enseignants-chercheurs et chercheurs y compris chercheurs post-doctorants (cf. Formulaires 2.2, 2.4 et 2.7 du dossier de l’unité)
0
0
N4 : Nombre d’ingénieurs, techniciens et de personnels administratifs titulaires (cf. Formulaire 2.5 du dossier de l’unité)
2.5
2.5
N5 : Nombre d’ingénieurs, techniciens et de personnels administratifs non titulaires (cf. Formulaire 2.6 du dossier de l’unité)
0
0
N6 : Nombre de doctorants (cf. Formulaire 2.8 du dossier de l’unité)
N7 : Nombre de personnes habilitées à diriger des recherches ou assimilées
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Appréciation sur la qualité scientifique et la production :
Pertinence et originalité des recherches, qualité et impact des résultats
Les travaux de l’axe 2 s’organisent autour du thème général des transformations psycho-physiologiques des ressources contrôle et optimisation des habiletés motrices. L’originalité des productions de l’équipe s’organise comme pour l’axe 1 autour de trois thématiques : la compréhension des différentes modalités perceptives, la modélisation des gestes d’excellence et enfin l’apprentissage des habiletés motrices. Un resserrement des travaux a été engagé autour des aspects informationnels et énergétiques afin d’améliorer la qualité de la production scientifique. Ce sont principalement les travaux sur la coordination motrice en natation qui permettent de caractériser au mieux cet axe au niveau international. Par ailleurs, l’approche écologique et complexe des activités physiques représente un point fort régionalement reconnu, le CETAPS contribuant à l’optimisation de la performance des sportifs de la Région Haute-Normandie.
La quantité et qualité des publications, communications, thèses et autres productions
Composé de 9 enseignants-chercheurs permanents dans sa partie bilan, l’axe 2 présente une production scientifique qui correspond quantitativement aux critères attendus (100 % de produisant). On note, sur l’ensemble du contrat, 65 ACL publiés dont 45 dans revues de bonne (60 %) ou de très bonne (9%) visibilité. On peut considérer que la performance scientifique est souvent le fruit d’initiatives individuelles ou interindividuelles au sein de cet axe.
Huit thèses ont été soutenues dans l’équipe dans la période 2006-2010. 4 doctorants ont bénéficié d’une allocation de recherche, les autres doctorants étaient ATER ou salariés. Treize thèses sont en cours dont quatre bénéficiant d’une allocation de recherche ou d’une bourse de recherche étrangère.
Ces informations témoignent d’une activité scientifique soutenue en quantité. A la lecture des différents thèmes, le bilan montre une juxtaposition des recherches menées, sans toutefois développer un argumentaire théorique démontrant les avancées scientifiques qu’elles produisent. Une dimension instrumentale, méthodologique et technologique est fortement présente dans ces recherches, particulièrement dans l’ERT. La lisibilité et la cohérence scientifique sont difficiles à percevoir, notamment dans les liens que l’on pourrait établir entre les ressources psychologiques et physiologiques.
La qualité et pérennité des relations contractuelles
Les objectifs de l’axe 2 ont amené le CETAPS à s’intégrer dans des projets importants, tant au niveau régional que national (contrat de plan Etat région « Technologie de l’information » de 2007 à 2010, qu’européen (FEDER). Le CETAPS est à présent intégré dans la nouvelle organisation du Grand réseau de Recherche Transport Logistique / Traitement de l’Information. Cette intégration ainsi que la collaboration avec d’autres organismes (laboratoire de Mathématique Appliquée du Havre, l’INSA de Rouen) témoignent de l’implantation locale de cette équipe.

Appréciation sur le rayonnement, l’attractivité, et l’intégration de l’unité de recherche dans son environnement :
Les enseignants chercheurs de l’axe 2 du CETAPS sont engagés dans un contrat de Plan Etat Région « Technologie de l’information » par l’intermédiaire d’un projet spécifique « Contrôle du geste d’excellence » avec l’obtention d’un financement de 20 000 euros (2007) et 7000 euros en 2008 et 2009, ce qui a permis de financer l’achat d’outils d’évaluation. Certains travaillent également dans une ERT interne au CETAPS en partenariat avec le CHU de Rouen. En outre, l’équipe est insérée dans un réseau (Réseaux d’interaction et système complexe, RISC) qui développe une approche interdisciplinaire autour de la complexité. Elle est aussi associée à l’institut des systèmes complexes en Normandie (conférence). L’axe 2 est engagé dans divers projets de collaboration avec le CHU de Rouen dont le projet Obéaccélero semble proche de certaines thématiques scientifiques de l’axe. Cette activité contractuelle témoigne d’une réelle implantation locale et régionale des enseignants-chercheurs de l’axe 2. L’objectif majeur de ces contrats de financement concerne l’achat d’outils de mesure et la mise en place d’une plate forme technologique afin de développer les recherches thématisées dans le bilan et le projet.
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Le nombre et la renommée des prix et distinctions octroyés aux membres de l’unité, y compris les invitations à des manifestations internationales
Le directeur de l’Unité a obtenu la Médaille d’or de la Jeunesse et des Sports.
On note 27 conférences invitées, dont 5 à un niveau international.
La capacité à recruter des chercheurs, post-doctorants ou étudiants de haut niveau, en particulier étrangers
Il n’est pas fait mention de chercheurs ou post doctorants de haut niveau.
La capacité à obtenir des financements externes, à répondre ou susciter des appels d’offres, et à participer à l’activité des pôles de compétitivité
Les contrats mentionnés ci-dessus permettent d’obtenir des financements externes. Il n’est pas mentionné de participation à des pôles de compétitivité.
La participation à des programmes internationaux ou nationaux, l’existence de collaborations lourdes avec des laboratoires étrangers
L’équipe est engagée dans quelques collaborations nationales et internationales. Cependant si ces collaborations font apparaître les noms des personnes impliquées, aucune information n’est donnée sur les thématiques ou le titre d’éventuels projets officiels et labellisés.
La valorisation des recherches, et les relations socio-économiques ou culturelles
C’est essentiellement à travers l’activité de l’ERT que certains travaux de recherche du CETAPS sont valorisés. On note également une activité de diffusion de l’information scientifique assurée essentiellement par un enseignant-chercheur.

Appréciation sur le projet :
L’exposé du projet présente un ensemble mieux articulé de thématiques pouvant interagir entre elles. Le projet semble plus fédérateur que le bilan scientifique. Il n’en reste pas moins que ces thèmes doivent faire l’objet d’une contextualisation dans les champs de recherche et les problématiques scientifiques porteuses se concluant par une performance scientifique reconnue. C’est une condition nécessaire, mais non suffisante pour que la discipline STAPS, enjeu dont l’axe 2 semble sensible pour sa défense, soit reconnue scientifiquement et institutionnellement.
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Conclusion :
Cette équipe est active sur le plan scientifique sur des axes relativement hétérogènes sur le plan thématique ; elle cherche à rassembler des enseignants-chercheurs issus des sciences humaines et des sciences de la vie.

Points forts et opportunités :
L’activité scientifique est importante en quantité, liée à une réelle implantation dans des collaborations locales et régionales. Une forte expertise est acquise dans le domaine de la natation et la mobilisation d’outils d’analyse dans cette activité.

Points à améliorer et risques :
Le niveau de publications doit viser des standards plus élevés que les supports habituellement retenus, la visibilité internationale en sera meilleure.

Recommandations au directeur de l’unité :
L’homogénéisation des thèmes de recherches scientifiques doit être recherchée dans le domaine des sciences de la vie, mais aussi en relation avec celui des sciences humaines. Il paraît important de permettre un équilibre des enseignants-chercheurs favorisant à la fois des recherches dans le domaine des transformations des ressources physiologiques et psychologiques. Enfin, une réflexion sur la pertinence théorique des recherches menées devra être engagée, pour permettre à l’équipe de prendre place dans l’environnement scientifique international.
Intitulé UR / équipe
C1
C2
C3
C4
Note globale
Centre d'Etudes des Transformations des Activités Physiques et Sportives (CETAPS)
B
B
B
B
B
C1
Qualité scientifique et production
C2
Rayonnement et attractivité, intégration dans l'environnement
C3
Gouvernance et vie du laboratoire
C4
Stratégie et projet scientifique
Statistiques de notes globales par domaines scientifiques
(État au 06/05/2011)
Sciences Humaines et Sociales
Note globale
SHS1
SHS2
SHS3
SHS4
SHS5
SHS6
Total
A+
2
8
2
11
5
6
34
A
12
33
12
13
32
18
120
B
11
37
6
22
19
5
100
C
8
4
2
6
1
21
Non noté
1
1
Total
34
82
22
52
57
29
276
A+
5,9%
9,8%
9,1%
21,2%
8,8%
20,7%
12,3%
A
35,3%
40,2%
54,5%
25,0%
56,1%
62,1%
43,5%
B
32,4%
45,1%
27,3%
42,3%
33,3%
17,2%
36,2%
C
23,5%
4,9%
9,1%
11,5%
1,8%
7,6%
Non noté
2,9%
0,4%
Total
100,0%
100,0%
100,0%
100,0%
100,0%
100,0%
100,0%
Intitulés des domaines scientifiques
Sciences Humaines et Sociales
SHS1 Marchés et organisations
SHS2 Normes, institutions et comportements sociaux
SHS3 Espace, environnement et sociétés
SHS4 Esprit humain, langage, éducation
SHS5 Langues, textes, arts et cultures
SHS6 Mondes anciens et contemporains
Rouen, le 31 mars 2010
Le Président
À
Monsieur Pierre Glorieux
Directeur de la section des unités de recherche
Section 2-AERES
20, rue Vivienne
75 002 Paris
Réf. : S2UR 120001278-Centre d’Etudes des Transformations des Activités Physiques et Sportives - CETAPS - 0761904G
Monsieur,
Je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint les réponses formulées par le directeur de l’unité de recherche CETAPS à l’évaluation faite par l’AERES.
Veuillez recevoir, Monsieur le Directeur, l’assurance de ma considération distinguée.
Pour le Président
Cafer ÖZKUL
1
CETAPS – EA 3832
Synthèse des éléments de réponse à l’évaluation AERES
(Rapport Mars 2011)

1 - Volet corrigeant les erreurs factuelles.

Concernant les erreurs factuelles, nous ne notons que 2 points :
   - p. 4 « N7 : Nombre de personnes habilitées à diriger des recherches » : dans la case « projet », figure un total de 5, alors que les tableaux p. 8 présentaient : 3 pour l’axe 1 et p. 11 : 3 pour l’axe 2, soit un total de 6. Cependant, ce chiffre est encore à corriger. Car depuis la date de l’évaluation, une soutenance d'HDR a eu (L. Seifert), une autre est prévue en juin (F. Lemaître). En conséquence, le total d’HDR pour le projet 2012 sera de 8.
   - p. 12 au chapitre « la quantité et qualité des publications… » : dans le deuxième paragraphe, il est indiqué « Un étudiant a bénéficié d’une allocation de recherche… ».
Or, dans cette période 2006-2010 : 4 doctorants ont bénéficié d’une allocation de recherche.

2 - Observations de fond.

Sur le fond, nous sommes d’accord sur l’évaluation réalisée par l’AERES.
Nous souhaitons toutefois apporter quelques précisions ou compléments relatifs au rapport réalisé. Nous avons classé ces différentes observations par ordre d’importance :

1 - Nécessité de recrutement
P. 7, il est indiqué dans le chapitre : Implication des membres de l’unité dans les activités d’enseignements et dans la structuration de la recherche en région : « Tout cela témoigne d'un fort investissement des enseignants-chercheurs, d'une reconnaissance de leur travail mais entraîne une surcharge qui ne peut que nuire au développement et à la qualité des recherches à long terme. Le recrutement de cadres s'avère nécessaire. »
Nous sommes en accord total avec cette affirmation. Mais, si le choix des candidats correspond aux prérogatives des membres du CETAPS, les recrutements (création ou transformations de postes) ne sont pas de notre responsabilité. Nous souhaitons que le CETAPS continue de bénéficier de la politique de redéploiement de l'université.

2 - Fonder nos recherches sur de véritables cadres théoriques
P. 4, il est indiqué : « Pour se développer l'équipe doit poursuivre sa restructuration et étayer son approche scientifique en affirmant de façon plus précise ses cadres théoriques. »
Cet objectif est en relation avec le point 3 sur le resserrement des thématiques tout en maintenant l’indépendance des cadres théoriques de chacun des axes.
La difficulté, habituelle dans une section pluridisciplinaire comme la nôtre (74e), est accentuée par le regroupement de tous les enseignants-chercheurs dans une même structure de recherche. En effet, les recherches menées par les physiologistes, les psychologues, les sociologues ou les historiens du sport sont souvent sans relations directes entre elles.
La complexité de notre discipline amène des contraintes contradictoires entre la spécialisation attendue par la production scientifique de haut niveau et la pluridisciplinarité voulue pour permettre des relations scientifiques réelles entre les différents EC. L’effectif de notre laboratoire (une vingtaine d’EC) ne nous permet pas de proposer deux projets spécifiques de laboratoire. Le choix de maintenir tous les EC de notre faculté au sein du même laboratoire est, certes, une faiblesse au regard de la spécialisation des recherches, mais aussi une très grande force au regard de l’unité de la composante. Le thème des « Transformations des APS » permet de conserver une cohérence dans la spécialisation comme dans la pluridisciplinarité.
La restructuration et particulièrement le resserrement des projets des 2 axes est logiquement associé à un recadrage théorique.
La nouvelle génération des enseignants-chercheurs influence positivement l’objectif d’une construction de notre activité scientifique sur des fondements théoriques mieux précisés.
Les membres de l’axe 1 se fédèrent autour d’une approche scientifique empirique. Il s’agit avant tout de recueillir des données de terrain le plus objectivement possible sans posture ou idéologie préconstruite et projetée a priori, qu'il s'agisse d'une enquête historiographique, sociologique, anthropologique, ethnographique ou économique. Plusieurs outils de recueil de données sont ainsi mobilisés et enrichis : entretiens, questionnaires, récits de vie, observation, archives, économétrie, cartographie, analyse de contenu, analyse d’images…
Les chercheurs se retrouvent autour des travaux empiriques initiés par la sociologie urbaine, de la sociologie des études culturelles, de l’anthropologie sociale et culturelle, de la géographie humaine, de la sociologie du travail, de la nouvelle histoire et de l’histoire culturelle et développent leurs recherches à partir des matériaux recueillis sur le terrain. Cette approche se confronte à une politique d’enquête école qui croise la formation des étudiants à la recherche et les travaux d’équipe sur contrats.
L’axe 2 est composé de 11 enseignants chercheurs statutaires à l’UFR STAPS de Rouen et de 1 PR-PU du CHU de Rouen. Cette équipe a un profil pluridisciplinaire et regroupe des spécialistes principalement en psychologie, neurosciences, biomécanique et physiologie. Ceux-ci interviennent sur des problématiques propres à chaque champ théorique et croisent également leurs compétences dans le cadre d’approches pluridisciplinaires (par exemple, la biophysique croisant la biomécanique et la bioénergétique).
L’axe 2 du CETAPS est articulé autour de trois grandes problématiques qui analysent les transformations psycho-physiologiques en relation avec les conditions de pratique, en particulier les APSA.
   - Contrôle perceptivo-moteur et coordination
   - Mesure de l’efficience motrice
   - Conditions de pratique et contexte.

3 - Resserrer nos thématiques mais en spécifiant chacun des axes de recherche
P. 5, il est indiqué : « Un risque est à signaler : la volonté affirmée à plusieurs reprises de rapprocher les deux axes n'est pas étayée scientifiquement et pourrait nuire à la qualité de chacun d'eux pris séparément. »
Dans les recommandations, il est précisé : « resserrer les thèmes par axe et accompagner fortement les priorités de recherche retenues ».
Nous avons bien intégré l’orientation d’un resserrement des thématiques de recherche à l’intérieur de chacun des 2 axes tout en conservant la spécificité scientifique de l’un par rapport à l’autre.
Le projet d’un observatoire des loisirs normands doit se présenter comme fédérateur des différents EC statutaires de l’axe 1 en travaillant communément sur une radiographie des loisirs en Normandie et sur d’autres territoires. C’est également une opportunité pour construire une rencontre efficace entre les 2 axes (notamment à travers les éclairages de la santé et de la performance).

4 - Réduire l’hétérogénéité du niveau des publications
P. 5, il est indiqué : « Le travail de recherche entre les différents enseignants-chercheurs est hétérogène ». Il est précisé p. 6 : « Le bilan quantitatif (nombre d'ACL, nombre d'enseignants-chercheurs produisant) est tout à fait satisfaisant en moyenne sur les quatre ans. Pour autant, le niveau de publication reste très hétérogène entre les deux axes »
Comme on l'a vu le taux d’encadrement dans notre composante, inférieur à 50%, a pour conséquence une importante coordination des enseignements auprès des vacataires extérieurs, en plus des responsabilités pédagogiques et administratives. Notre faible effectif d’enseignants- chercheurs provoque en partie cette hétérogénéité. Nous comptons sur notre Université pour amplifier l’effort déjà réalisé afin d’augmenter notre effectif et mieux répartir les responsabilités.

5 - Améliorer la qualité de nos publications
P. 4, il est indiqué : « La restructuration engagée, prometteuse, reste encore à concrétiser dans des publications scientifiques de plus grand impact »
Dans les recommandations (p. 5), il est ajouté : « préciser les modalités de l'accompagnement des membres pour une incitation forte de la production scientifique, tant quantitative que qualitative, notamment pour l'axe 1 »
Le comité AERES a mis en évidence les progrès réalisés tant dans l’axe 1 que dans l’axe 2. Ainsi, p 10 il est indiqué : « L'axe 1 a progressé durant le dernier contrat en terme de publications et d'engagement dans des projets de recherche financés »
Concernant l’Axe 2 (p. 12) : « Composé de 9 enseignants-chercheurs permanents dans sa partie bilan, l'axe 2 présente une production scientifique qui correspond quantitativement aux critères attendus (100 % de produisant). »
Cette orientation vers une amélioration de la production scientifique est particulièrement nette chez les enseignants chercheurs dernièrement recrutés.
Par ailleurs, nous avons bien compris qu’après notre capacité à bien publier quantitativement, il nous faut améliorer la qualité de notre production (meilleur impact factor).

6 - Mieux internationaliser notre activité scientifique
P. 5, il est indiqué : « La production scientifique de l'équipe et sa lisibilité internationale sont encore largement perfectibles. »
Dans les recommandations, il est ajouté : « développer les collaborations nationales et internationales dans les deux axes. »
Actuellement, nos doctorants sont davantage engagés vers une ouverture internationale et partent à l’étranger sur des périodes plus longues (post-doc). De plus, les trois MCF qui ont obtenu un CRCT pour préparer leur HDR en 2010 et 2011 (soutenances en novembre et décembre dernier et prochainement en juin 2011) ont mis à profit leur congé pour se déplacer à l’étranger et pour concrétiser des collaborations internationales (Nouvelle-Zélande, Australie et Japon)

7 - Améliorer le financement des doctorants
P.6, il est indiqué : « Dix-sept thèses et une HDR on été soutenues durant le contrat. La rencontre avec les doctorants a permis de constater qu'ils étaient bien suivis et bien insérés dans l'ED 350 « Savoirs, critique et expertises ». Ils assistent et participent activement aux séminaires mensuels de l'unité. Leur principale attente concerne le financement des thèses et le manque de moyens matériels (ordinateurs). »
Dans les recommandations (p. 5), il est ajouté : « poursuivre la politique de recherche de contrats entamée par l'unité afin de pouvoir notamment financer l'ensemble des doctorants. »
Les conditions de travail de nos doctorants sont enviées au sein de notre Université, particulièrement sur la mise à disposition des locaux. Certes, leurs ordinateurs portables sont personnels, mais le matériel informatique fixe appartient au CETAPS.
Par ailleurs, 5 doctorants ont bénéficié d’une allocation de recherche, et d’autres sources de financement liées aux contrats de recherche ont permis de financer certains doctorants durant ou après leur thèse (3 post docs financés sur l'axe 1). Nombre de nos doctorants non salariés bénéficient (parfois durant 2 ans) du potentiel des 3 postes d’ATER pérennes de notre composante.

8 - Améliorer la lisibilité de la structuration de l’affectation des moyens
Même si p. 6 le rapport AERES précise : « Le réseau de relations de l’équipe lui permet d’entretenir et de développer des demandes particulières de financement axées sur les structures fédératives et les grands réseaux de recherche locaux » ou « on note une augmentation régulière du budget de l’équipe, due notamment à l’augmentation conséquente du pourcentage de financement par contrat… », il est indiqué p. 7 : « Une structuration plus lisible de l’affectation des moyens est souhaitable »
En effet, malgré la présence dans le dossier de l’ensemble des bilans financiers, la logique de l’affectation des moyens peut ne pas apparaître clairement au lecteur.
La nécessité de réaliser un budget prévisionnel très structuré ne nous est pas apparue indispensable par le passé, car nos dépenses étaient équilibrées par rapport aux recettes. Toutefois, de même que l’activité scientifique était hétérogène, les financements suivaient cette logique. Actuellement la structuration des moyens financiers est bien plus élaborée et les dépenses ne sont réalisées qu’à partir du budget prévisionnel annuel. La spécialisation d’une secrétaire du laboratoire chargée du budget (grâce au nouvel organigramme mis en place par la nouvelle attachée administrative de la composante) permet d’optimiser cette nouvelle orientation.
Quelques principes fondateurs de l’affectation des moyens sont mis en relation avec cette structuration :
   - rééquilibrage des finances entre les 2 axes
   - priorité aux doctorants (y compris frais de congrès)
   - priorité des frais expérimentaux et de publication sur ceux des congrès pour les enseignants-chercheurs
- proposition des porteurs de contrats de recourir à un prélèvement (conditions et fourchettes restant à fixer). Actuellement cet « impot » n’existe pas à la condition de financer la plupart des actions de recherche par les contrats spécifiques
Par exemple, l’axe 1 privilégie dans sa recherche de subventions un gros volet consacré aux salaires : postdoc, doctorat, CDD, stages et vacations. Cette enveloppe représente plus de 2/3 des moyens consacrés à la recherche. Cette précision a une grande importance : elle démontre une capacité à débaucher et recruter de jeunes chercheurs à l’extérieur de la Normandie et à faire du CETAPS un pôle identifié et reconnu à la fois dans une diversité géographique et disciplinaire.

9 - Mieux communiquer sur notre activité scientifique
P. 7, il est indiqué : « Un effort de communication externe devra être fait. »
Le faible effectif des enseignants-chercheurs va de pair avec un faible nombre de personnels IATOS. Nous avons considéré sans doute à tort que, la communication interne étant bonne, la communication externe n'était pas vitale. Néanmoins, le comité reconnaît (p.5) des efforts en matière de communication externe « Une expertise scientifique … reconnue internationalement, un ancrage local et régional fort, une valorisation médiatique… », mais nous avons conscience que nous devons améliorer cette dimension.
Notre priorité en 2010 a été la rédaction de notre rapport d’activité en vue de l’évaluation de l’AERES. Actuellement, toute notre attention se porte sur l’amélioration de notre site internet intégré à celui de l’Université. De nombreuses améliorations ont déjà été apportées depuis ce début d’année 2011.